L’air

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Qualité de l’air extérieur   Procédure en cas d’épisode de pollution

Qualité de l’air intérieur

Bien que ces vingt dernières années, une baisse significative des concentrations de certains polluants dans toute l’Europe a été observée, la qualité de l’air en Île-de-France reste insatisfaisante au regard des normes.

Les polluants comme les oxydes d’azotes et les poussières en suspension ont un impact sur l’environnement et sur notre santé : pluies acides, salissures des bâtiments et monuments, augmentation de la fréquence et de la gravité des crises chez les asthmatiques, cancer…
Il est impératif de connaître les enjeux de la qualité de l’air et d’agir chacun à notre échelle.


Qualité de l’air extérieur

Station de surveillance de la qualité de l’air extérieur

L’association Airparif surveille depuis plusieurs années la qualité de l’air de la région Île-de-France, par le biais de 70 stations de mesure, dont une est implantée à Nogent au 36, boulevard Gallieni.

Cette station, éloignée des voies de circulation routière, mesure la pollution ambiante, automatiquement 7 jours sur 7, heure par heure. Elle mesure les concentrations en oxydes d’azotes (NO et NO2), et en particules fines (PM10).

Vous pouvez consulter ces résultats dans la rubrique Résultats du site de l’association Airparif.
D’autres stations du réseau Airparif mesurent d’autres polluants comme l’ozone (O3) et le dioxyde de soufre (SO2).

airparif_260109010Avec toutes ces stations, Airparif dispose d’un maillage précis de la région parisienne. Elle peut faire un suivi de la pollution et déterminer des niveaux moyens d’exposition de la population. Tout comme la météo, elle peut prévoir si les seuils d’information ou d’alerte risquent d’être dépassés.

Pour connaître l’indice journalier à Nogent et en savoir plus sur la pollution de l’air consultez la page de leur site consacrée à Nogent.

Protéger la qualité de l’air quotidienne et conseils pratiques

On peut répertorier les actions de protection de la qualité de l’air dans 3 catégories :

  • Les actions réglementaires : principe du bonus-malus à l’achat d’un véhicule, normes d’émission, plans d’amélioration de la qualité de l’air…
  • Les mesures d’urgence déclenchées à l’occasion du franchissement des seuils d’information ou d’alerte, tendant à limiter la concentration des polluants.
  • Les petits gestes au quotidien.
Conseils pratiques

Procédure en cas d’épisode de pollution

En Île-de-France, un arrêté inter-préfectoral (arrêté 2014-00573 du 7 juillet 2014) définit les conditions d’information et d’alerte en cas d’épisode de pollution atmosphérique ainsi que les mesures à mettre en œuvre dans cette situation.

Cette procédure vise d’une part à limiter l’émission de polluants et d’autre part à réduire leurs effets sur la santé et l’environnement en cas de pic de pollution.
Elle concerne toute la Région Île-de-France et s’applique à 4 polluants :

  • Dioxyde de soufre (SO2)
  • Ozone (O3)
  • Dioxyde d’azote (NO2)
  • Particules fines (PM 10)

Elle comporte 2 niveaux d’importance croissante :

Le niveau d’information et de recommandation
Le niveau d’alerte

Qualité de l’air intérieur : polluants et moyens pour les limiter

AcariensMoisissuresPolluants chimiquesPlantes dépolluantesPurificateurs d’air
Attention aux produits dits acaricides, ce sont des produits toxiques pour les acariens mais aussi pour l’homme.
Lessive à 60°C pour la literie.
Aspirateur avec filtre HEPA (Haute Efficacité pour les Particules Aériennes).
Eviter les moquettes, tapis non lavables, …
Limiter le chauffage dans les chambres.
Aérer 1 à 2 fois par jour + faire le ménage.
Nettoyer les surfaces : laver avec un détergent (savon), rincer sans détremper, désinfecter avec un antifongique (eau de javel), aérer pendant l’opération. Pour très grandes surfaces, faire appel à un professionnel.
Supprimer les causes : entretenir les ventilations (nettoyage grilles et filtres, bouches d’aération), vérifier qu’elles ne sont pas obstruées. Vérifier s’il n’y a pas d’infiltration par la toiture (tuile cassée, descente eau pluviale bouchée), de problème d’étanchéité par les fenêtres, la cheminée… Travaux d’isolation pour supprimer les ponts thermiques et éviter les problèmes de condensation.
Tabac (CO, formaldéhyde, polonium, …) gaz (CO, NO, NO2, SO2, …), COV (formaldéhyde, benzène, …)
Entretien des appareils de combustion (pour limiter CO, NO, NO2) ou remplacement du matériel vétuste. Ne pas fumer à l’intérieur.
Pour les COV, choisir des peintures, colles, vernis, les moins émissifs en COV (labels NF Environnement, Ecocert, … taux de COV sur l’étiquette).
Ne pas utiliser en intérieur des produits prévus pour l’extérieur.
Eviter les sols stratifiés et linoléums plastiques.
En période de travaux, aérer largement pendant et après, isoler la pièce en travaux du reste de l’habitation, éloigner les personnes à risque (enfants, femmes enceintes, …), attendre avant de réutiliser la pièce.
Pour l’entretien, le ménage et le bricolage : éviter les aérosols, respecter les dosages et modes d’emploi, éviter les mélanges, trouver des alternatives moins toxiques (vinaigre blanc pour le calcaire, savon noir, …)
Ne pas utiliser de parfum d’intérieur, limiter les bougies parfumées, l’encens, …
Aérer et ventiler.
Absorbent les polluants mais en quantité limitée.
Attention, apportent également de l’humidité et possible allergisant.
Purificateurs de type filtres ou ionisateurs.
Efficaces pour les allergènes de chat, pour les spores de moisissures.
Peu efficaces pour les COV.
Attention, à entretenir.