102e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918

Publié le 10 novembre 2020

La cérémonie du 11 novembre 2020 s’est déroulée uniquement en présence des personnalités officielles.

Communiqué de Jacques J. P. Martin, maire de Nogent-sur-Marne et 1er vice-président du Territoire ParisEstMarneBois

À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Cette année, nous avons fait le choix de concilier la traditionnelle commémoration du 11 novembre 2020 avec le maintien de la sécurité sanitaire. Au devoir de mémoire, pour chacun d’entre nous, s’ajoute le devoir de responsabilité et d’exemplarité.

La cérémonie du 11 novembre 2020 se limite ainsi à des dépôts de gerbe par les officiels. Mais cette sobriété n’enlève rien au respect inspiré par le souvenir de ceux qui se sont battus pour notre liberté, bien au contraire !

En prenant toutes les précautions pour la sécurité sanitaire de nos concitoyens, nous rendons là le plus bel hommage aux combattants qui incarnent la fierté et la grandeur de notre pays.

La Première Guerre mondiale a fait plus de 18 millions de victimes. 8 millions de soldats combattirent pour la défense de notre pays et aucun n’en est revenu indemne. La France perdra 1,4 millions de ses fils. Ceux qui survécurent à l’horreur du no man’s land et des tranchées seront, eux, tous meurtris dans leur chair et leur âme.

Nombreux furent les Nogentais à disparaître dans la tourmente.

Et parmi eux, le sous-lieutenant René Marchand, décédé le 23 avril 1917 des suites de ses blessures de guerre. Reconnu pour son courage qui lui a valu plusieurs décorations, Réné Marchand faisait malheureusement partie de ces soldats oubliés de la Grande Guerre et dont le patronyme ne figurait sur aucun monument. L’équipe municipale a décidé de réparer cette injustice en faisant graver en octobre 2020 son nom sur le monument aux morts du cimetière communal. René Marchand a ainsi rejoint ses frères d’arme dont nous devons immortaliser le souvenir.

Le sacrifice de tous ces soldats s’incarne également au travers de la sépulture du soldat inconnu, dont nous célébrons cette année le centenaire du transfert de Verdun à l’Arc de Triomphe et qui symbolise tous ceux qui ont donné leur vie pour notre pays. Depuis 1923, une Flamme Éternelle veille nuit et jour sur cette tombe. Chaque soir elle est ravivée pour que jamais ne s’éteigne la mémoire.

Cette flamme est passée par notre ville hier, en empruntant le boulevard de Strasbourg et en passant par le carrefour des Maréchaux, avant d’aller rejoindre l’Arc de Triomphe. Ces relais mémoriels rappellent à toutes les générations, notamment les plus jeunes, le sacrifice de leurs aînés pour la liberté d’aujourd’hui.

Aujourd’hui le temps du ressentiment est révolu et l’ennemi d’hier est devenu le partenaire d’aujourd’hui. Qui aurait cru en 1918 que l’on parlerait un jour du « couple franco-allemand » et du geste fraternel de nos amis de Siegburg ?

La transmission et à la perpétuation du Devoir de Mémoire sont essentiels pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus.

N’oublions jamais que nous sommes garants d’un héritage de valeurs.

Vive la France !

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