Commémoration de l’appel du 18 juin

Publié le 19 juin 2017

Cette année la traditionnelle commémoration de l’Appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle s’est déroulée le samedi 17 juin sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Nogent en présence de Michel Mosimann, sous-préfet de Nogent, Jacques J.P. Martin, maire de Nogent, des élus de la ville, ainsi que Christelle Royer, maire du Perreux et Gilles Carrez, député de la 5ème circonscription.

Message du secrétaire d’état aux anciens combattants, lu par Michel Mosimann, sous-préfet de Nogent :

Le 10 juin 1940, un mois après là percée de Sedan, 100 000 de nos soldats sont déjà tombés au combat, et 6 millions de Français sont jetés sur les routes de l’exode.

Le 17 juin, le maréchal Pétain demande aux troupes françaises de cesser le combat.

Mais le 18 juin 40, en fin de joumée, une voix brouillée mais ferme ranime l’espoir d’une nation brisée. C’est la voix du général de Gaulle, cet officier presque inconnu, qui va entraîner, contre vents et marées, souvent seul contre tous, l’âme de la France.

Malgré la débâcle, malgré la peur, le mensonge, Ia répression, des hommes et des femmes se dressent, et les voici disant « non » à l’occupation, « non » à l’humiliation, « non » au mépris de nos valeurs les plus sacrées. En dépit des dangers, tous prennent le risque de s’engager.

Ces Français, aux convictions philosophiques et politiques diverses, sont d’abord des patriotes, tous unis pour résister. N’écoutant que leur audace, ils rejoignent Londres et s’engagent dans les Forces Françaises Libres.

Leur fougue et leur bravoure répondent au serment de Koufra :  »nous ne déposerons pas les aunes avant que le drapeau français flotte sur Paris et sur Strasbourg ! ».

De Bir Hakeim à El-Alamein, du Monte Cassino à Toulon, de Ouistreham à Paris, de Strasbourg à Berchtesgaden, ils combattent victorieusement !

D’autres s’engagent dans l’aimée des ombres. Ils n’ont alors que leur audace pour seule arme. Mois après mois, ces résistants anonymes s’organisent et se fédèrent sous l’égide du général de Gaulle. Ils récupèrent et utilisent des armes qui leur sont parachutées, publient des journaux et distribuent des tracts, établissent des faux papiers, récupèrent et transmettent des informations, cachent des juifs, protègent des agents traqués.

Portée par Jean Moulin, Brossolette, Delestraint, d’Estienne d’Orves, Casanova, Aubrac ou Tillion, la voix de la Liberté est celle qui inspire tous les peuples que l’on méprise ou que l’on réprime.

La Nation rend aujourd’hui hommage au chef de la France Libre qui a si bien su incarner cette Liberté, parvenant à rassembler dans un même idéal, par la force de sa volonté et l’immense espoir qu’il soulève, une multitude de femmes et d’hommes venus de tous les horizons.

Avec lui, à travers lui, cet hommage va aussi à tous ces Français qui, ensemble, sont allés jusqu’au sacrifice suprême pour défendre une certaine idée de 1a France, de la République et de ses principes,  » Liberté, Egalité, Fraternité « .

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