Site de l’ancienne école Marie Curie : mise au point sur la dépollution

Publié le 14 octobre 2020

[Mise à jour datée du 5/11/2020]

Une communication a été faite, en séance du conseil municipal du 3 novembre 2020, concernant les réponses aux questions qui ont été posées à la Ville sur le site Marie Curie et les terrains rue Marceau. Téléchargez-la juste ici (pdf-333 Ko).


Après la parution dans Le Parisien du 10 octobre 2020 d’un article intitulé « Les risques radioactifs sont-ils pris à la légère ? », la Municipalité de Nogent-sur-Marne souhaite apporter des précisions sur la dépollution du site de l’ancienne école Marie-Curie.

En 2009, après des investigations et des études approfondies menées par l’ANDRA* et validées par l’ASN** et les services de l’État, la dépollution du site de l’ancienne école Marie-Curie a été engagée. Rappelons qu’historiquement une usine d’extraction de radium à partir de minerai d’uranium était localisée uniquement sur l’emprise de l’ancienne école.

Une première phase de chantier a permis d’enlever les terres les plus contaminées et de réaliser un parking sur une moitié de terrain. Pour l’autre partie du site, les objectifs d’assainissement fixés pour la réalisation d’un gymnase de plain-pied n’ont pas pu être atteints. C’est pourquoi elle est encore en friche dans l’attente de l’engagement de la deuxième phase de dépollution.

UN SITE SOUS SURVEILLANCE

Au regard de la pollution résiduelle du site, la Municipalité est parfaitement consciente des restrictions d’usage et des contraintes d’intervention à respecter. Des terres faiblement contaminées, compatibles avec un usage parking, n’ont pas été excavées. Il est donc possible d’intervenir en surface du parking. Dès lors que des travaux conséquents seraient effectués sous la partie bitumée, ils devraient faire l’objet de précautions particulières et être engagés après discussions et échanges avec les services compétents.

Totalement sous surveillance par les services municipaux, la partie en friche du site est interdite au public par mesure de sécurité. La partie « parking », elle, a été décontaminée en 2010-2012. « Nous avons atteint les objectifs de dépollution pour le parking » précise Karine Mullet, responsable du service environnement.

Il n’existe donc, à ce jour, aucune contrainte d’intervention sur les parcelles voisines du site, ni sur le domaine public situé à proximité.

UNE NOTE SANS VALEUR JURIDIQUE NI SCIENTIFIQUE

Bruno Chareyron, agent de la Criirad*** a contacté en 2019 les services techniques et Jacques JP Martin, le maire de Nogent, pour leur indiquer qu’il avait effectué, à titre personnel, des mesures de rayonnement avec un compteur Geiger à proximité du site lors d’une visite chez un ami.

Quel crédit donner à ces mesures ? C’est une note de quelques pages, émanant d’une personne non-habilitée à la réaliser, qui fait un simple rappel du contexte et est illustrée de photos du chantier voisin et des vues aériennes du site. Elle évoque des mesures sans donner de localisation précise ni les caractéristiques de l’appareil de mesure utilisé, ni la date de sa dernière vérification. Cette note n’est étayée d’aucune interprétation scientifique. Elle est tout au plus alarmiste et mensongère. Il n’y a en effet rien d’anormal au regard du contexte à ce que des valeurs de rayonnement un peu plus élevées en bordure de site soient détectées, car l’espace n’a pas encore pu être dépollué en totalité.

UNE DEUXIÈME PHASE DE DÉPOLLUTION

Une deuxième phase de dépollution doit être lancée fin 2020/début 2021 sur le reste de l’emprise en friche. « Nous avons prévu de régler cette affaire qui coûtera environ 1,5 million d’euros avant d’agrandir le parking et d’installer un plateau d’évolution sportif et culturel. En attendant, le site est protégé et sous contrôle », confirme le maire.

*Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs
**Autorité de sûreté nucléaire
***Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité
Défiler vers le haut