Une ferme urbaine en centre-ville

Publié le 29 novembre 2018

Cultiver tomates, haricots et autres salades sur les toits, c’est pour bientôt à Nogent-sur-Marne !

Une ferme urbaine s’installera sur la toiture d’un bâtiment dans le cadre du réaménagement du cœur de ville. 800 m² seront consacrés à des plantations respectueuses de l’environnement. Juste au-dessus du marché alimentaire qui sera transformé en halle. Difficile de faire plus court comme circuit entre le maraîcher et le consommateur.

« Ni anecdotique, ni utopique, cette future ferme urbaine s’inscrit dans notre volonté de réduire notre impact carbone en favorisant les circuits courts au bénéfice de produits frais, explique Jacques J.P. Martin, maire de Nogent-sur-Marne et président du territoire ParisEstMarneEst. Chaque geste, chaque initiative participe au développement de l’agriculture urbaine et à la préservation de la biodiversité ; que ce soit à l’échelle d’une ville, d’un territoire ou de la métropole ».

La future ferme en toit-terrasse sera l’un des maillons qui favorise l’augmentation des surfaces végétalisées en ville avec de nombreux bénéfices à la clé comme la rétention des eaux pluviales, l’amélioration de l’isolation et de l’inertie thermique, une production agricole saine destinée aux consommateurs locaux… L’incitation à la végétalisation des toitures terrasses figure d’ailleurs dans le Plan local d’urbanisme (PLU).

Végétalisation et circuits courts

« Une métropole sur un territoire urbanisé et dense ne peut pas ignorer la nécessité de mettre en place des relations pérennes entre ceux qui l’alimentent (les maraîchers) et les consommateurs », insiste le maire qui adhère à la démarche engagée, en octobre 2018, par la Métropole du Grand Paris (MGP) : Les rencontres agricoles du Grand Paris. Celles-ci se déclineront en conférences, ateliers pédagogiques et événements festifs jusqu’en juillet 2019. Et les enjeux sont de taille : renaturer les sols, lutter contre le réchauffement climatique, préserver la biodiversité, travailler avec les territoires frontaliers de la métropole, favoriser l’agriculture urbaine pour avoir, à terme, 6% du territoire métropolitain agricole. Parmi les enjeux énoncés, citons celui de relocalisation de la production alimentaire mais aussi de la transformation et de la distribution.

Daniel Breuiller, vice-président de la MGP (*), est très clair : « le défi majeur est, avec la réduction des inégalités territoriales, celui de la qualité de vie et de la place du végétal au cœur de la métropole. La crise climatique souligne la fragilité de nos systèmes. (…) De nombreuses communes commencent à inscrire l’agriculture urbaine et la renaturalisation de ville au cœur de leurs politiques publiques ; une nouvelle intimité entre nature et urbanité s’invente ».

La Ville de Nogent poursuit et intensifie ses actions pour réduire son impact carbone à l’image d’autres collectivités comme Romainville en Seine-Saint-Denis qui, à une autre échelle, démarre les travaux de sa cité maraîchère, un bâtiment entièrement consacré à l’agriculture urbaine.

De la miniaturisation du maraîchage aux élevages urbains, que ce soit en intra ou péri-urbain, toutes les idées sont bonnes pourvu qu’elles permettent de produire et consommer autrement et sainement. Notre qualité de vie en dépend.

(*) propos recueillis par le Journal du Grand Paris – 1er octobre 2018

À lire aussi dans la presse > Bientôt des légumes cultivés sur le toit du marché (Le Parisien 29-11-2018) (pdf-500 Ko)

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