Vierge à l’enfant : une belle œuvre restaurée

Publié le 23 décembre 2020

Le 12 décembre 2020, la statue de la vierge à l’enfant a retrouvé sa place dans l’église Saint-Saturnin. Dix jours auront été nécessaires à sa restauration, confiée par le Père Gilles à Élisabeth Cibot, artiste sculpteur renommée de Nogent.

Elle raconte : « Cette statue, de taille humaine, est un tirage en plâtre datant du début du XIXe siècle* qui avait grand besoin d’être restaurée. Il aurait été dommage de laisser cette belle œuvre, idéalement proportionnée et équilibrée, subir davantage les affres du temps ». C’est au moment où la sculptrice a fait don de la statue de Jean-Paul II à la paroisse en 2019 (visible sur le parvis), avec cinquante répliques miniatures en résine, que le curé de Nogent a évoqué l’état de saleté dans lequel se trouvait la statue.

Élisabeth, après avoir fait un état des lieux sur place, s’est vite rendu compte de la dégradation du plâtre et a proposé de la restaurer en son atelier. « Entre le gras, la suie, les coulures de cire, les couches de peintures et vernis successifs, les grattages hâtifs, la statue avait subi bien des assauts. Sans compter le socle qu’il a fallu refaire, sous peine qu’elle ne bascule une fois reposée dans sa niche ».

Statue avant restauration

scultpure vierge après restauration Nogent-sur-Marne

Statue après restauration

Ainsi, du 28 novembre au 11 décembre 2020, elle a pu redonner son éclat à la vierge et l’enfant en procédant selon les étapes suivantes : nettoyage à l’alcool avec un pulvérisateur et au pinceau, grattage de la cire avec un outil en bois non-abrasif, réfection du piédestal, séchage, remise en peinture du vêtement, du cou et de la splendide chevelure de la vierge, des pieds, mains et jambes de l’enfant, dorures ravivées pour la couronne et les liserés de la robe, puis vernis au pinceau.

« Le pari était de rendre la statue aux paroissiens pour les fêtes de Noël. Pari tenu, car la vierge a été reposée le 12 décembre dans son bel habit satiné et doré, donnant à voir deux visages éclairés ».

Un regret cependant : que la chevelure de la vierge reste invisible aux visiteurs. Seules les photos, prises par l’artiste avant et après restauration, permettent de découvrir cette très belle et longue chevelure. « J’ai tenu à y accorder autant d’importance qu’à l’ensemble de la statue. D’abord, car c’est du très beau travail ; ensuite, peut-être qu’un jour la vierge à l’enfant retrouvera un piédestal qui permettra de l’observer dans son entièreté », conclut Élisabeth Cibot, une artiste tout en discrétion.

*C’est en 1827 que le Préfet de l’époque a fait don de la vierge à l’enfant à la paroisse
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