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Cas de Chikungunya à Nogent : ce que l’on sait, ce qui est fait

Publié le 26 août 2026
Oui, un cas de chikungunya a bien été confirmé le 19 août chez un habitant de Nogent-sur-Marne.
Depuis, des informations circulent, parfois incomplètes, et nous recevons légitimement beaucoup de questions. Voici donc les faits.
La personne concernée ne revenait pas d’un voyage dans une zone où circule le chikungunya. Il s’agit donc d’un cas dit autochtone.
Cela ne permet pas pour autant de savoir précisément où la piqûre infectante a eu lieu : à Nogent ou lors d’un déplacement à proximité.
Par précaution, l’ARS intervient autour du domicile de la personne concernée. Le moustique tigre se déplaçant généralement peu au cours de sa vie, les investigations et traitements sont concentrés autour des lieux susceptibles d’avoir été fréquentés par les moustiques concernés.

Un moustique tigre = Chikungunya ? NON !

C’est sans doute le point le plus important : la présence de moustiques tigres à Nogent ne signifie absolument pas qu’ils sont porteurs du chikungunya.
Pour qu’un moustique puisse transmettre le virus, il faut d’abord qu’il pique une personne elle-même porteuse du chikungunya. Le virus se développe ensuite dans le moustique qui pourra, à son tour, le transmettre en piquant une autre personne.
  • Un moustique tigre qui n’a jamais rencontré le virus ne peut donc pas vous transmettre le chikungunya.
Et le chikungunya ne se transmet pas directement d’une personne à une autre.
Il n’y a donc pas lieu de paniquer à chaque piqûre de moustique.
Pour remettre les choses en perspective, en 2025, année exceptionnelle, près de 809 cas autochtones de chikungunya ont été recensés en France métropolitaine, répartis dans 81 foyers de transmission locale. Cela n’a pas signifié pour autant que tous les moustiques tigres de France étaient infectés ni qu’une épidémie généralisée touchait le territoire.
C’est précisément pour éviter qu’un cas isolé puisse être à l’origine d’autres contaminations que les autorités sanitaires interviennent rapidement autour de chaque cas identifié. pour éviter qu’un moustique pique cette personne et en repique une autre autour.
La personne concernée à Nogent va bien et n’a pas été hospitalisée.

Pourquoi la Ville n’a-t-elle pas communiqué dès le 19 août ?

Parce qu’un cas de chikungunya est d’abord une information médicale et sanitaire. Dès sa confirmation, le protocole prévu s’est déclenché sous l’autorité de l’Agence régionale de santé (ARS).
C’est elle qui pilote l’enquête sanitaire et la lutte anti-vectorielle autour d’un cas. La Ville accompagne les opérations et facilite leur mise en œuvre, mais une commune ne décide pas de déclencher une pulvérisation d’insecticide dans un quartier. C’est l’Agence Régionale de Démoustication (ARD) qui fait cela.
IL fallait également préserver le secret médical de la personne concernée. Informer très largement sur un cas unique et très localisé aurait pu contribuer à son identification.

Depuis, que s’est-il passé ?

Une enquête a été menée autour du domicile de la personne concernée.
La présence du moustique tigre ayant été constatée — comme c’est désormais le cas dans une grande partie de l’Île-de-France — une première opération de démoustication a eu lieu dans la nuit du 25 au 26 août et une seconde est prévue.
Une enquête en porte-à-porte est également menée pour rechercher d’éventuels autres cas.
Et contre les moustiques, que fait-on ? On lit parfois : « La Ville ne fait rien. »
La réalité est plus simple : il n’existe malheureusement pas de bouton “anti-moustiques” à la mairie.
Les traitements insecticides sont ciblés et encadrés. Ils permettent notamment de casser une éventuelle chaîne de transmission autour d’un cas, mais ils ne constituent pas une solution durable à la prolifération du moustique tigre.
Le moyen le plus efficace reste de l’empêcher de se reproduire.
Et là, la Ville comme chaque habitant peut agir.
Quelques millimètres d’eau peuvent suffire à créer un lieu de ponte :
  • coupelles sous les pots de fleurs
  • seaux et arrosoirs
  • jouets laissés dehors
  • gouttières encombrées
  • récupérateurs d’eau mal fermés…CAS DE CHIKUNGUNYA À NOGENT : CE QUE L’ON SAIT, CE QUI EST FAIT
Faisons tous le tour de nos jardins, balcons, terrasses et cours et supprimons les eaux stagnantes.
La Ville fait sa part sur l’espace public.
Les autorités sanitaires font la leur lorsqu’un risque sanitaire est identifié.
Et chacun peut agir chez lui.

Pas de panique donc, mais de la vigilance et les bons gestes : c’est en additionnant ces actions que nous réduirons réellement la présence du moustique tigre et le risque de transmission à Nogent.

Nous continuerons bien sûr à vous informer des éléments utiles, en lien avec l’ARS.

Nos services se tiennent à votre disposition pour toute question au 01 43 24 62 92.