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Si Nogent m’était conté

Nogent compte 98 rues, 28 avenues, 11 impasses, 9 villas, 8 boulevards et 7 places. Or, les plaques dans la ville, c’est la mémoire au coin de la rue…

Les noms de rue et les plaques commémoratives portent notre histoire et notre mémoire. Les voit-on encore, les voit-on assez ?

C’est pourquoi nous vous proposons de découvrir l’histoire de nos plaques de rue.

Rue Cure Carreau

RUE CURE CARREAU : Charles Carreau, curé de Nogent-sur-sur Marne (1699-1742) et bienfaiteur de la paroisse

Charles Carreau, bachelier en théologie, succéda à son oncle Vincent Carreau et fut curé de Nogent pendant 43 ans, de 1699 jusqu’à sa mort en 1742 à l’âge de 77 ans. Il était également doyen du doyenné rural de Chelles.

Comme curé, Charles Carreau était le chef spirituel de la communauté des habitants de Nogent, il assurait bien sûr les offices religieux et était comptable des baptêmes, des mariages et des décès des Nogentais qu’il consignait dans des registres paroissiaux. Il était également responsable de l’église Saint-Saturnin, de son entretien et de ses biens. Ces revenus se composaient essentiellement d’un impôt qui était directement prélevé sur les habitants de Nogent : la dîme, portion des revenus due au clergé, et le casuel, prélevé à l’occasion d’événements particuliers, tels que la messe aux défunts.

Sa réputation de bonté n’est pas un mythe car, si l’on en croit son testament, il légua l’essentiel de ses biens : “ …à l’église, à la fabrique et aux pauvres de la paroisse de Nogent, et aux écoles de charité des garçons et des filles de ce lieu… ”

Le peintre Watteau fut l’un de ses paroissiens. Il l’assista, selon la tradition, dans ses derniers instants en 1721.

Enfin, et c’est l’un des aspects les plus ignorés de sa personnalité, Charles Carreau écrivit aussi, avec son père, l’un des premiers ouvrages d’histoire sur la Bourgogne.

Depuis 1853, son souvenir est conservé par une rue de Nogent qui porte son nom.

Rue Hélène et Victor Basch

RUE HÉLÈNE ET VICTOR BASCH : L’HISTOIRE D’UN COUPLE

Victor de famille juive est né en Hongrie à Budapest le 18 août 1863.

Arrivé enfant à Paris, il poursuivit de brillantes études au lycée Condorcet puis à la Sorbonne, études de philosophie, d’allemand et d’esthétique, avant de professer à son tour à l’université de Nancy, de Rennes puis de Paris. Il épousa en 1885 Hélène née Llona Fürth en Hongrie le 29 mars 1863.

Ce professeur d’université fut attaqué très jeune pour ses idées : il prit en effet le parti du capitaine Dreyfus, puis soutenu le Front populaire et cofonda la Ligue des Droits de l’Homme et du citoyen. Un organisme qu’il dirigea d’ailleurs de 1926 à 1944.

Pendant la guerre il étudia les grandes causes et s’opposa à la montée du nazisme et au régime de Vichy. Des écrits qui vite l’obligèrent (devenu suspect, avec son épouse) à fuir Paris pour gagner la zone libre à Caluires près de Lyon.

Capturé, par la milice et les nazis, le couple formé par Hélène et Victor Basch unis dans leur esprit humaniste, le fut jusque dans la mort.

Ils furent exécutés ensemble et sommairement à Neyron (Ain) le 10 janvier 1944, Hélène n’ayant pas voulu quitter son mari jugé trop âgé (81 ans) pour être emprisonné. Ils eurent 5 enfants : Lucien, Fanny, Suzanne, Yvonne et Georges.

Ils reposent désormais dans la nécropole de la Doua à Villeurbanne.

De nombreuses rues ou sites portent le témoignage de leur engagement ayant conduit au sacrifice pour que la France redevienne libre, notre rue nogentaise « Victor Basch » en est un bel exemple.

Rue Sophie de Larboust

RUE CLAIRE SOPHIE MERCIER
COMTESSE DE LARBOUST

Claire Sophie Mercier, comtesse de Larboust (1754-1826) a passé sa jeunesse à Toulon.

Fille d’un officier de marine, elle s’installe à Paris en 1761, chez ses parents pour y étudier. En 1775, elle épouse Philippe de Péguilhan, comte de Larboust, un militaire. Mais ils se séparent vite. Elle vit des rentes qu’elle a tiré de la séparation.

En 1790, elle loue la propriété de Nogent (emplacement de la mairie) et l’achète en 1797. Elle sera emprisonnée quelques temps sous la Terreur, puis retournera à sa tranquille vie nogentaise. Elle meurt dans sa propriété de Nogent en 1826. Et lègue une partie de sa fortune aux sœurs de Saint-André qui fondèrent par la suite une école toujours active sous ce nom.

D’après Nicole Renollet (Pdte Sté hist. de Nogent) in Claire Sophie Mercier, Nogentaise d’adoption et Constantin Hirt

Avenue de Diane Déesse romaine de la chasse et de la nuit

Autrefois chemin de terre à la limite de Joinville-le-Pont. A été classée le 12 mai 1893.

Avenue de Neptune Dieu romain de la mer

Ce nom lui fut donné pour rappeler la fête de Neptune qui avait lieu sur les Bords de Marne, les promeneurs pouvaient voir en cet endroit le Dieu de la Mer et les déesses de la mythologie descendre la Marne sur un gigantesque bateau fleuri.

Rue de l'Abbé Guilleminault Pierre Guilleminault (1913-1940), lieutenant mort lors de la Campagne de France le 3 juin 1940

Anciennement rue Lafaulotte, rue ouverte à 1 ’emplacement de la maison édifiée par Mansard, détruite en 1896.
L’abbé Guilleminault, officier de réserve, est mort pour la patrie le 3 juin 1940.

Rue Emile Brisson - Maire de Nogent-sur-Marne (1907-1919)

Autrefois rue de Bellevue.
Nom donné pour honorer la mémoire de Monsieur Emile Brisson, bienfaiteur
et qui a été maire de Nogent de 1907 à 1919, il est décédé le 1er août 1935 dans sa maison située au coin de cette rue au 1, rue Théodore Honoré.

Rue de Coulmiers - Bataille de la Guerre de 1870 (9 novembre 1870)

Autrefois chemin aux Vaches puis chemin sous Plaisance.
Nom donné pour rappeler la victoire du 9 novembre 1870 remportée par le général d’Aurelle de Paladines sur les troupes bavaroises à Coulmiers, village du département du Loiret.

Rue Anquetil - Ernest Anquetil, maire (1879-1881) et bienfaiteur de Nogent-sur-Marne

Anciennement rue Paris-Duvernay.
Ernest ANQUETIL fut maire de Nogent de 1879 à 1881. Il a été bienfaiteur de la commune. Les legs résultent d’un testament en date du 1er février 1859.

Rue Odile Laurent - Syndicaliste et Résistant (1889-1943)

Autrefois, sentier, puis rue des Epivants en 1931.
A été nommée en 1944 rue Odile Laurent pour évoquer le souvenir de ce jeune résistant mort des suites de sa déportation.
Arrêté le 24 juin 1941 à son domicile au 23 avenue du Val de Beauté, il est interné à Compiègne d’où il sera libéré le 19 juillet 1943 en raison de son état de santé. Il meurt chez lui, 42, quai d’Argonne au Perreux, des suites de sa captivité le 14 décembre suivant.

Rue des Défenseurs de Verdun - Soldats français ayant participé à la bataille de Verdun (1916)

Rue des Défenseurs de Verdun
Autrefois rue de Salm-Salm.
A été nommée rue des Défenseurs de Verdun par une délibération du conseil municipal de Nogent du 2 novembre 1916 pour rendre un hommage public à ceux qui ont résisté avec tant de courage à Verdun.

Rue Hoche - Lazare Hoche, général de la Révolution française (1768-1797)

Autrefois Sentier du Port. Nom donné pour perpétuer le souvenir du Général Louis-Lazare Hoche (1768-1797), célèbre par ses campagnes en Vendée et en Allemagne.

Route de Stalingrad - Bataille de Stalingrad - 17 juillet 1942 - 2 février 1943 - Seconde Guerre mondiale

Autrefois sentier de la Corneille, allant à Fontenay. Fut aménagé en route appelée Stratégique en 1842, pour relier les forts de la région de Paris. Cette route prit le nom de Stalingrad en 1944, pour rappeler la ville russe qui marqua la limite extrême de l’invasion allemande au cours de la seconde guerre mondiale. L’armée russe en 1943 remporta une victoire qui amorça la retraite de l’armée allemande.

Rue de l'Armistice

Le nom est donné par une délibération du conseil municipal du 26 novembre 1922. La rue est ouverte sur proposition de Monsieur Nachbaur sur la propriété de Monsieur Barras au 142 Grande Rue à l’époque.